ZADIG

ZADIG

L’édito
d’ ÉRIC FOTTORINO
UN AN DÉJÀ . Un an que vous
avez tenu pour la première fois Zadig entre vos mains. Après quatre parutions, notre trimestriel destiné à racon – ter au plus près notre pays a trouvé en vous un
pas des histoires que nous lui proposons : de de notre époque, savantes et sensibles à la fois – Edgar Morin dans ce numéro ; des immer – sions dans des univers singuliers et prenants ; des plongées au plus près des gens, pour dire comment ils vivent, ce qu’ils espèrent, com – ment ils se réinventent, ce qu’être français représente pour eux. Je tiens, au nom de toute notre équipe, à vous remercier pour l’accueil si réconfortant et stimulant que vous réservez à Zadig. 2020 s’annonce tout aussi riche en découvertes, en textes de grands auteurs et en reportages inédits pour cerner mieux encore ce que l’historien Fernand Braudel appelait l’« identité de la France ».
Cet opus 5 de Zadig, élections munici – pales obligent, nous entraîne dans les villes et villages de notre pays, 35 000 au bas mot, qui fourmillent d’idées, d’envies et d’inter – rogations face aux enjeux territoriaux de demain. Pas facile d’être maire. On se trouve, comme le dit le premier élu de Brest François Cuillandre, « toyens. Vers le maire convergent toutes les
» de ses conci –
attentes, toutes les demandes, toutes les rancœurs aussi quand quelque chose cloche. Le maire est
une assistante sociale, un pourvoyeur
de réseaux pour ceux qui n’en ont pas. Un inter – médiaire entre le local et le technocratique qui tombe d’en haut, une sorte de traducteur des aspirations des administrés. Dans le monde rural, il comprend le « parler village » et se charge de le porter dans les instances plus éle – vées, quitte à se faire mal voir s’il n’obtient pas les résultats escomptés. C’est que ses préroga –
des compétences requises, se sont érodées. Les communautés de communes, les autorités départementales et régionales ou encore les services de l’État ont siphonné les pouvoirs de nombreux maires de villes petites et moyennes, les simples transmetteurs de doléances. c’est un fait et un paradoxe, les maires sont
Pourtant,
République à proximité. Chemin faisant, ceux que nous avons choisis nous disent comme rarement ce qui les fait vibrer dans cette tâche parfois aussi exaltante qu’ingrate. Bon voyage à travers nos pages, et n’oubliez pas de butiner les couleurs du printemps qui vient avec Michel Pastoureau, ou les romances de Dunkerque servies par le Prix Goncourt 2018 Nicolas Mathieu !

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